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Sa vie son oeuvre
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La lettre impériale, rédigée par Louis II : "Votre Altesse toute puissante ! Bienveillant frère et cousin ! Après l'entrée de l'Allemagne du Sud dans l'alliance constitutionnelle, les droits de présidence de Votre Majesté s'étendront sur tous les Etats allemands. J'ai consenti à leur concentration dans une seule main dans la conviction que cela correspond aux intérêts communs de la patrie allemande et de ses princes alliés, mais aussi dans la ferme expectative que les droits qui, selon la Constitution, reviennent à la présidence fédérale du fait de la restauration d'un Empire allemand et de la dignité impériale, seront exercés par Votre Majesté en vertu de l'union de ses princes au nom de toute la patrie allemande. J'ai, par conséquent, proposé aux princes allemands de se joindre à moi pour inciter Votre Majesté à associer à l'exercice des droits de la présidence fédérale le titre d'Empereur allemand. Dès que Votre Majesté et les princes alliés m'auront fait connaître leur volonté, je chargerai mon gouvernement de faire le nécessaire pour établir les conventions correspondantes. Avec l'assurance de ma plus haute considération et amitié, je reste le bienveillant cousin, frère et neveu de Votre Majesté. Louis. Hohenschwangau, le 30 novembre 1870."

Linderhof et ses pavillons

Son oeuvre

Chapitre 3

Linderhof et ses pavillons

linderhof

Vue du domaine de Linderhof depuis le temple de Vénus


La profonde admiration du roi pour la monarchie française de Louis XIV le conduisit trois fois en France, à Paris, Versailles et Reims. Revenu en Bavière, il décida, parallèlement à Neuschwanstein, de faire construire en 1868 un pavillon inspiré du Trianon de Marie-Antoinette à Versailles. Petit à petit, ce palais, le plus réduit de tous et le seul achevé du vivant du roi, prit la forme d’un bâtiment à la fois inspiré du Classicisme et de la Renaissance.

Louis baptisa ce château et son parc de 30 ha Linderhof. Situé dans le Graswangtal non loin du monastère d’Ettal, ce château s’éleva, une fois achevé en 1876, à l’emplacement de l’ancien pavillon de chasse de son père.L’un des bâtiments du précédent ensemble est encore visible à l’intérieur du parc. C’est dans cet endroit totalement préservé que Louis passa la plupart de son temps.

Pour agrémenter l’endroit, le roi décida bientôt d’y adjoindre différents pavillons : tout d’abord, le kiosque mauresque, que Louis, grand admirateur de l’Orientalisme, découvrit en France, lors de l’Exposition Universelle. Dix ans plus tard, il l’acheta et le fit placer tout près de la grotte de Vénus. Celle-ci fut achevée le 25 août 1877, le jour du 32ème anniversaire du roi. Inspirée de la grotte bleue de Capri, elle symbolise le refuge du Hörselberg où la déesse de l’Amour, toujours elle, emprisonne de ses charmes Tannhaüser. Là encore, ce lieu symbolise l’amour sensuel et au fond, Vénus, dénudée, représente l’idéal féminin mais dangereux pour le roi.

Trois autres pavillons viennent compléter l’ensemble du parc : la maison marocaine, la hutte de Hunding, l’ermitage de Gurnemanz, récemment reconstruits. Ainsi, Louis marie à la fois l’influence orientaliste, culture et philosophie dont il se sent proche, et wagnérienne, avec Parsifal et la Walkyrie.

© Copyright 2015 Elisabeth Fontaine-Bachelier

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