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Sa vie son oeuvre

Cinéma

Aujourd’hui

Chapitre 3

Cinéma

visconti

Photographie de plateau, « Ludwig » de Luchino Visconti


De ce côté, les choses ne sont guère plus satisfaisantes avec notamment deux grands films, et deux autres aux moyens nettement plus réduits, mais par contre beaucoup plus intéressants sur le plan documentaire.


Ludwig II
d’Helmut Käutner, avec OW Fischer, 1954.

Ce film, d’aspect très soigné, a le mérite d’être relativement respectueux de l’histoire, même si le réalisateur est parfois tenté de montrer le roi sous un jour délirant. Le tournage se déroula pour la plupart en décors naturels. S’il est à recommander, ce film n’est pourtant pas un modèle de fidélité à l’histoire véritable. Il est toujours projeté régulièrement dans les salles de cinéma de la région des châteaux.

Ludwig de Luchino Visconti, avec Helmut Berger, 1972.

Si sur le plan esthétique ce film est une incontestable réussite, le plan historique est quant à lui catastrophique : le roi est représenté comme un décadent, torturé par son homosexualité, débauché, amoureux charnel de Sissi, corrompu politiquement et fiancé à une Sophie modèle d’amour déçu. Les libertés prises par le cinéaste s’expliquent sans doute par une constante dans tous ses films d’ une esthétique du décadentisme et d’une vision marxiste de la société. A aborder avec prudence et circonspection.

Ludwig 1881 de Donatello et Fosco Dubini, avec Helmut Berger, 1993.

Beaucoup moins ambitieux que le film précédent, mais beaucoup plus honnête et respectueux de l’histoire, ce long métrage retrace l’épopée suisse de Louis II avec l’acteur Joseph Kainz. Son abord est malgré tout ardu si l’on ne possède aucune connaissance sur le sujet, ce film se distingue par un jeu nuancé et une grande poésie.

Mémoires d’un cuisinier du roi, Théodore Hierneis de Hans Jürgen Syberberg, 1973.

D’emblée, ce film s’adresse avant tout aux initiés, retraçant le récit de la vie du plus célèbre cuisinier de Louis II. Celui-ci écrivit ses mémoires qui constituent aujourd’hui un témoignage précieux sur le mode de vie du roi. Le personnage nous mène tout au long du film sur les lieux où il travailla pour le monarque bavarois en racontant de nombreuses anecdotes. Passionnant !

Ludwig II., de Peter Sehr et Marie-Noëlle, 2012.

L’un des plus gros flops de l’histoire du cinéma allemand…et peut-être même tous pays confondus. Il faut dire que la claque est méritée : tout est nul, depuis le scénario (pitoyable), en passant par les décors et les costumes tout droit sortis d’une publicité pour le savon,  jusqu’à l’interprétation. Il faudrait même trouver un autre terme pour définir le « jeu » des acteurs (?). Bref, à oublier d’urgence, pour ceux qui auront eu le courage d’aller jusqu’au bout (c’est mon bouleau, il faut savoir se sacrifier).

© Copyright 2015 Elisabeth Fontaine-Bachelier

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