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Sa vie son oeuvre
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Fritz Schwegler en 1961, l'année de sa mort à 95 ans. Il fut le dernier fidèle de Louis II, piqueur et domestique de son état, caracolant aux côtés du convoi emmenant le roi vers Berg le 12 juin 1886. Il participa aux recherches officielles dans le parc le 13 au soir, mais comme pour le reste du personnel, il lui fut interdit de sortir du château avant la nuit tombée. Schwegler a toujours refusé de parler de ces événements tragiques, mais se montrait intarissable sur ses années au service de Louis II, "les plus belles" de sa vie. Son témoignage sur le roi et les mois précédant sa mort reste aujourd'hui encore l'un des plus précieux et des plus importants pour la recherche.

Louis II et la religion

Sa vie

Chapitre 5

Louis II et la religion

calvaire

Le calvaire offert par Louis II
à la commune d’Oberammergau
en 1875


Les rapports du roi avec la religion ont toujours été assez complexes. Si Louis est profondément croyant, il reste en revanche très méfiant et hostile envers le clergé, les jésuites, et les ultramontains (ultra conservateurs) qui ne le lui pardonneront pas.

En 1874, il se prononcera officiellement contre le dogme de l’infaillibilité pontificale et conservera en place, contre la volonté du Vatican, le théologien Döllinger également opposé au dogme. Une lutte infernale met donc dos à dos les « anciens catholiques », hostiles au dogme, et les « nouveaux catholiques », les ultramontains. Déjà, lors d’un projet de voyage en Italie en 1873, Louis se demandait comment il faudrait s’y prendre pour éviter le Pape à tout prix. La solution fut trouvée : il n’y eut pas de voyage.

La Prusse protestante est également hostile au Vatican, et c’est également en 1874 que la reine-mère, prussienne de naissance, choisit de se convertir au catholicisme, adhérant du même coup au dogme rejeté par Louis II.

Au sein des conservateurs bavarois, et donc de sa propre famille, le roi est en position marginale bien que son gouvernement libéral, favorable à la Prusse le soutienne.

Louis assiste en revanche régulièrement à la messe, même celle de Minuit, incognito au milieu des autres paroissiens de la cathédrale de Munich. On sut qu’il était venu lorsqu’un serviteur vint chercher le parapluie que son maître avait oublié sur un banc… Ses journaux intimes portent également la marque d’une profonde religiosité.

© Copyright 2015 Elisabeth Fontaine-Bachelier

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